Comparer deux devis de mutuelle d'entreprise : lire le prix, pas seulement le montant

Un devis à 62 € et un devis à 81 € par mois : le premier paraît gagnant de 19 €, soit près de 10 € par salarié et par mois pour l'employeur. Mais si le second rembourse deux fois mieux le dentaire, couvre la chambre particulière et respecte votre convention collective, l'écart ne dit rien. Voici les sept points à passer en revue avant de retenir un prix.

1. La conformité, ou le prix n'a aucun sens

Trois cases à cocher avant de lire le montant : contrat responsable, panier de soins légal au minimum, régime de votre branche respecté quand il en existe un. Faute de quoi la part patronale perd son exclusion de l'assiette des cotisations sociales (le Bulletin officiel de la sécurité sociale (Boss)), et le devis le moins cher devient le plus coûteux. Vérifiez le plancher de votre métier sur la page de prix de votre métier.

2. Les remboursements, poste par poste

Les postes à lire : l'hospitalisation, avec les dépassements d'honoraires et la chambre particulière ; le dentaire au-dessus des 125 % légaux ; l'optique en dehors du panier 100 % santé ; les soins courants ; les médecines douces. Lisez les niveaux en pourcentage de la base de remboursement ou en euros, et ignorez les étiquettes commerciales. Dix euros de cotisation en plus peuvent valoir cent euros de remboursement en plus sur une couronne dentaire.

Connaître le prix pour mon équipe

3. Qui est couvert, et qui paie l'extension

Trois formules possibles : le salarié seul, la famille en option, ou la famille imposée à tous. La formule change la cotisation, et donc votre part : en famille obligatoire, vos 50 % portent sur le total. Dans une TPE, un seul salarié avec trois enfants peut faire basculer le choix d'une formule à l'autre.

4. Comment la cotisation est calculée

Trois mécaniques existent : un montant fixe, un tarif isolé ou famille, ou un pourcentage du plafond mensuel de la sécurité sociale. Le plafond est revalorisé chaque année : un contrat exprimé en pourcentage augmente mécaniquement, sans négociation. Deux devis identiques aujourd'hui ne le seront plus dans trois ans.

5. L'organisme et ses services

Le contrat peut être porté aussi bien par une mutuelle que par une institution de prévoyance ou une compagnie d'assurance. Comparez le tiers payant, les délais de remboursement, l'espace en ligne des salariés et la gestion des entrées et sorties, qui pèse dans une petite entreprise où la paie est souvent externalisée. Un service médiocre coûte du temps, et le temps du patron a un prix.

6. L'organisme recommandé par la branche

Une convention qui recommande un organisme ne vous l'impose pas : un autre contrat, à garanties au moins équivalentes, reste possible. La recommandation s'accompagne parfois d'un tarif national et d'actions de solidarité prévues par la branche : c'est un devis à mettre dans la comparaison, pas une obligation.

7. Combien de temps vous êtes engagé

Depuis le 1er décembre 2020, un contrat collectif de frais de santé souscrit auprès d'une mutuelle ou d'une entreprise d'assurance se résilie à tout moment après un an, sans frais ni pénalités (loi du 14 juillet 2019). Un prix accepté aujourd'hui n'est donc pas un prix subi pendant dix ans (changer de contrat sans trou de couverture).

Le prix réel pour votre équipe : demandez un devis

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Questions fréquentes

Passer par un courtier fait-il payer plus cher ?

Rien ne l'impose. Un intermédiaire compare plusieurs organismes pour vous ; vous pouvez aussi demander des devis directement et mettre les prix côte à côte.

Combien de devis demander ?

Deux ou trois, à garanties égales, suffisent à situer le prix du marché pour votre effectif et votre convention.

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